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 Dans le terrier du lapin [ Cless ]

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Pan
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MessageSujet: Dans le terrier du lapin [ Cless ]   Ven 16 Mar - 19:25

Je saute de page en page, de livre en livre. Rien ne m'arrête et de toute manière, je vais trop vite pour que quiconque puisse essayer. Je n'ai jamais pris le temps de le vérifier, mais de tout Atlas, Katter mit à part, je suis le plus rapide je pense. Ou plutôt, disons que je connais le mieux Atlas, je m'y repère si facilement, presque tous les livres sont mes amis, il est donc très difficile de me suivre. Sans parler que je suis celui qui grimpe le mieux. Certes, Katter aussi, mais avec toutes ses toges il ne pourrait pas. De toute manière, Katter n'a pas besoin de grimper les tours de livres.

Aujourd'hui n'est guère différent d'hier et probablement de demain diront certain mais c'est faux. A Atlas, chaque jour est spécial, aujourd'hui plus que les autres en ce qui me concerne. Je vous explique. Aujourd'hui je me lance, je vais explorer ce trou du bout de la zone des Imagiers volants. Après ma rencontre avec le Conteur, je suis parti en exploration et j'ai fini par le trouver. Je fouillais entre les livres quand j'ai senti du vide sous l'un d'eux. C'était le cas. Il y avait un trou, juste assez grand pour que je puisse y passer. Jusqu'à présent je n'avais pas encore osé y aller, mais ce matin, en me réveillant, j'ai su que je devais y aller.

Juste un moment j'arrête ma course folle, histoire de reprendre mon souffle. Je me laisse tomber à terre, enfin, façon de parler et passe une main dans mes cheveux. J'avoue ne pas m'être entièrement remis de la rencontre avec le Conteur. Et Katter se fait absent ces temps-ci, je ne peux donc rien lui dire. Je serais bien allé voir Lily, mais je me serais fait envoyer balader à tous les coups. Oui, pour la première fois depuis longtemps, je me sens seul à Atlas. Et tout ça à cause du Conteur. A cette pensée, j'abats violemment mon poing à terre. Le livre à juste le temps de s'échapper et mon poings heurte du bois.

-Aïe !

La douleur fuse dans ma main puis dans tout mon bras. Merde. Oh c'est peu de choses, mais je finirais presque par croire qu'un Dieu (quelle blague) m'en veut. Il faut absolument que je me ressaisisse. D'un bon, je suis sur mes pieds et en quelques secondes, j'ai repris ma course. Celle-ci m'aide à me vider la tête, en courant, je redeviens le gamin que j'ai été en arrivant ici. Bien sûr que je sais que je grandis mais ça ne me dérange pas tant que ça. Et puis, je n'ai pas l'intention de devenir comme le Conteur, non non non, je serais comme Katter, mieux même !

Hop ! hop ! hop ! En trois bond je passe une migration d'imagiers. C'est la période en ce moment, ils volent vers de nouveaux territoire, pour que toujours plus de gens les lisent. L'un deux d'ailleurs quitte la route pour se poster devant moi. Hélas, je suis trop pressé pour le moment, je lui bredouille quelques mots d'excuses et je reprends ma course. Si je me souviens bien, je ne suis plus très loin maintenant, encore...mmmh...500 mètres et ça devrait être bon.

Oh ! Devant moi se dresse un pont de livre. Trop grand pour que je l'évite, trop haut que pour que je saute par-dessus, trop bas pour pouvoir y aller debout. Qu'à cela ne tienne. Je fouille dans ma poche et j'en sors une feuille pliée que j'ouvre sans ralentir. Au dernier moment je me baisse et la glisse sous mes pieds. Le miracle s'accomplit, je glisse sous le pont, surfant sur ma feuille. Bien sûr, les livres sont plus stables, mais je ne peux pas les emporter partout et très peu sont d'accord pour que je glisse sur eux. Les feuilles sont plus faciles à convaincre, de plus celle-ci m'accompagne très souvent, une vieille amie de route.

Comme je le pensais, l'endroit du trou n'est pas loin. Je me vois déjà le parcourir. Peut être que je tomberais sur un trésor ! A cette idée, je trépigne, ce serait vraiment trop cool ! Je laisse la feuille et me dirige vers le trou. Bien sûr, j'ai pris soin de le cacher, il ne faudrait pas que quelqu'un l'explore avant moi ! J'ai remis des livres dessus, ils ont l'air d'avoir toujours été là, mais un oeil exercé comme le mien sait de suite que le placement a été fait par un humain. En deux secondes, je suis à genoux et j'ôte les livres. Le trou se découvre petit à petit, tapissé de livres et de feuilles. Il n'est pas vraiment accueillant, mais la curiosité me brule les membres. Je me sens un peu comme Alice au moment où elle entre dans le terrier.

Oui, on a souvent l'impression d'être au Pays des Merveilles dans Dreamland, entre Alister Chester qui semble être le chat de Cheshire, Katter Pilar dont le nom signifie "Chenille" et le Conteur qui se comporte en une sorte de Reine de cœur tyrannique avec ses papillons qui font office de lapins blancs. Ouaip, un drôle de Pays tout de même.

Plus je le regarde, plus je trouve qu'il y ressemble, sauf que bien sûr il n'est pas assez pentu pour que j'y fasse une chute toute droite. Mais bon, mieux vaut y aller doucement. J'avance un peu, en proie à l'excitation de l'explorateur. Ma feuille de glisse vient se poser sur mon épaule sous forme de grue en origami et je la remercie d'un signe de tête. Avoir une amie, même feuille, me rassure un peu sur ce coup-là. Mais je ne peux pas avancer. J'ai entendu des pas un peu plus loin derrière. En un bond, je suis sur mes pieds, le regard fixer sur la personne qui arrive.


Dernière édition par Pan le Sam 28 Avr - 19:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans le terrier du lapin [ Cless ]   Mar 24 Avr - 15:40

Une fois encore en cette matinée prévisible, Cless s’était laissé envoûter par la voix de velours qui provenait des profondeurs, celle-là même qui personnifiait pour lui la puissance de l’Océan. Étendu sur le pont du Gryffon alors que la plupart des matelots dormaient encore, il s’était longtemps amusé à frôler de se doigts les poissons qui osaient venir le survoler, tournoyant autour de son avant-bras relevé vers le ciel. Son manège aurait pu durer ainsi pendant des heures, mais bientôt, ses compagnons aquatiques s’enfuirent rapidement, comme s’ils avaient entendu un bruit. À peine quelque secondes plus tard, Cless aussi se mit à l’entendre. Une voix, un chant. Le murmure de l’Océan.
Se redressant brusquement, il se mit à l’écouter lui aussi, luttant contre son appel. Il arrivait bien à reconnaître cette tonalité désormais. Forte comme l’orage, tout en gardant une douceur inhumaine, il l’entendait uniquement lorsqu’elle l’appelait, ne répondant jamais à ses appels à lui. Ce jour-là, le chant traitre semblait provenir des profondeurs. Il aurait mieux valu l’oublier, mais la tentation était de plus en plus grande, et s’abandonnant à la mélodie marine, le jeune homme plongea par-dessus bord, quittant le navire pour rejoindre une force beaucoup plus naturelle.

Cless avait toujours été un bon nageur. Ou alors était-ce seulement depuis son arrivée à Abyss? Il avait du mal à s’en souvenir, sa mémoire lui étant floue depuis son premier plongeon dans l’univers aquatique de Dreamland. Évidemment il se souvenait de ses journées où le Conteur faisait partie de son quotidien, mais avec le temps, les images provenant de la Maison de Poupées s’étaient mises à s’estomper de sa mémoire, comme si un poison les possédait. Cet univers enfantin ne lui allait définitivement plus. Il préférait de loin l’obscurité océanique d’Abyss, où l’aventure et le danger semblaient toujours pouvoir le côtoyer. Nageant rapidement dans ce tourbillon d’avertissements, accompagné d’une voix qu’il semblait être seul à entendre, Cless n’aurait pu être plus heureux.
De plus en plus creux dans la mer, l’eau devenait plus froide, et la lumière du soleil était désormais difficile à repérer au-dessus de lui. Mock l’avait pourtant prévenu à maintes reprises : ne t’aventure pas trop profondément, tu ne sais pas à quoi tu joues. Mais Cless était entêté, et il s’agissait de son terrain de jeu à lui. Il avait quelques fois aperçu quelques monstres aquatiques au loin, leurs yeux dorés brillant dans l’obscurité. Des yeux s’apparentant aux siens. S’il n’avait pas su nager aussi habilement, peut-être y aurait-il passé depuis longtemps. Les monstres n’aimaient pas être dérangés sur ce territoire obscur. Il en gardait une cicatrice sur son flanc gauche.

Brusquement, un courant aquatique violent dérouta le garçon, brouillant sa route, le projetant durement contre un rocher adjacent, l’y plaquant solidement. Un peu sonné, les muscles de son dos engourdis par le choc, il mit un moment avant de comprendre ce qu’il s’était produit. Un courant rapide l’avait enveloppé… mais Cless connaissait bien les courants de cette région océanique, et il savait pertinemment que cette force qui l’avait attrapé n’avait pas été présente auparavant. C’était bizarre. L’Océan s’était tu lui aussi. Était-ce de cela qu’il voulait lui parler?
Tâtant la roche sur laquelle son corps était immobilisé, la main du jeune homme rencontra, après plusieurs tentatives, ce qui semblait être une fente dans la pierre. Y jetant au coup d’œil, il repéra bientôt ce qu’il avait trouvé : un trou, étroit, où l’eau de la mer semblait aller s’écouler. La source du courant qui l’avait happé…
Utilisant la force de ses bras et de ses jambes, Cless se dégagea de l’endroit où son corps s’était écrasé afin de se rapprocher de la cavité inexplorée. De son couteau qui pendait à sa ceinture, il élargit l’accès, écorchant sa lame. Une fois l’ouverture assez grande pour que son corps puisse y entrer, le garçon y pénétra, son arme retenue entre ses dents.

Une grotte. Sèche. Malgré les apparences, l’eau de l’océan n’envahissait pas l’antre, comme bloquée par une force anormale. Seul son sol était trempé, couvert d’environ quatre centimètre d’eau. Avait-il découvert un passage secret?
Comme par magie, dès que Cless avait pénétré dans la caverne, le tissu de sa chemise et de son pantalon avait séché. Seuls ses cheveux étaient encore humides, ainsi que la semelle de ses bottes qui trempait dans l’eau. Dévisageant l’endroit alors qu’il replaçait son arme à sa ceinture, il remarqua qu’une faible lumière se reflétait sur les murs de l’antre, une source lumineuse qui semblait ne provenir de nulle part. Un autre cadeau magique de ce monde onirique… Marchant sur la roche, Cless se mit à explorer les lieux, avançant dans le tunnel durant plusieurs dizaines de minutes. Plusieurs couloirs s’offraient à lui, mais un seul était recouvert d’eau. Ce fut celui qu’il choisit; il n’était pas question de quitter Abyss de trop loin.

Après peut-être une demi-heure, aucune sortie n’avait été repérée. La grotte possédait-elle une issue, voire une fin autre que celle par laquelle il y était entré? Alors qu’il commençait à en douter, les pas du garçon s’arrêtèrent brusquement. En constatant qu’il n’était plus seul, son premier réflexe fut sans doute de porter sa main près de sa ceinture, là où il avait un accès rapide aux deux objets tranchants qu’il portait constamment avec lui. Son regard vif en direction de celui de son opposant, les muscles de Cless se détendirent néanmoins rapidement lorsqu’il s’aperçut qu’il ne s’agissait que d’un enfant. Assez grand pour son âge, certes, mais un enfant tout de même, sa stature et les traits de son visage le prouvaient. Peut-être secrètement déçu, Cless posa ses mains sur ses hanches, toisant le garçon qui le fixait.

Tu as les pieds mouillés, gamin.

Vague écho, les ondes de sa voix rebondissant contre les murs de l’antre. Quittant momentanément l’adolescent de ses yeux ocre, Cless constata que les murs qui les entouraient n’étaient plus totalement de pierres. Des feuilles de papier les recouvraient, où des mots y était inscrits comme dans un livre. « Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d'étés pouvaient mener aussi bien aux prisons qu'aux sommeils innocents… » Peut-être n’était-il plus à Abyss depuis longtemps, finalement.
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MessageSujet: Re: Dans le terrier du lapin [ Cless ]   Sam 28 Avr - 19:10

Était-ce un coup de vent ou bien un livre ? Voir moi-même ? Quoi qu'il en soit, quelque chose me pousse soudain. Ou bien n'est-ce que mon imagination ? De toute manière, le fait est là. Je tombe. Assez vite d'ailleurs, le vent souffle dans mes cheveux, comme la fois où j'ai rêvé être un oiseau. Sauf que là, je n'ai pas d'aile et que je vais probablement avoir une chute très douloureuse, si je ne meurs pas sur le coup. En fait, je ne pense pas que je vais mourir, je suis bien trop calme pour ça. Inconsciemment, je dois savoir que je ne mourrais pas. Tant mieux d'ailleurs je dis. Ce serait trop bête de mourir maintenant.

Ah ! Je vois le sol arriver. Mince, il ne semble pas vraiment doux. La panique s'infiltre doucement en moi. Je l'avoue, je commence à avoir franchement peur. Mais je n'ai pas le temps de passer du côté de la terreur. Autour de moi, des centaines de pages tournent, parfois même des livres entiers. Ils se collent à moi et ralentisse ma chute. Je pose les pieds doucement à terre. Le sol est drôlement froid. C'est normal après tout, je suis pieds nus. Je me tourne vers mes sauveurs de papier et je m'incline.

-Merci beaucoup !

Il me semble qu'ils me rendent mon salut, mais je n'y mettrais pas ma main au feu. Quoi qu'il en soit, ils remontent tous ensemble vers le haut. D'ailleurs, celui-là est assez haut. Je peux voir un point de lumière, mais pas plus. C'est assez embêtant, je ne vais pas voir grand-chose. En fait si. Je ne sais pas d'où elle vient, mais il y a une faible lumière qui me permet de voir. Peut être est-ce ma position de Savant Bibliophile, mais je n'ai pas souvenir que les autres puissent voir comme ça. Mais, finalement, je m'en fiche un peu.

Cette fois-ci, pas de marche arrière, je m'en vais explorer les bas-fond d'Atlas. J'avance lentement au début. Toutes ces pages et ces livres, incrusté dans le mur, qui n'ont pas été lu depuis si longtemps...j'ai de la peine pour eux. Pas au point de pleurer, mais presque. Je passe une main sur mes yeux. Allez, je suis un homme, haut les coeurs mon cher Pan, on ne pleure pas. J'ai déjà bien assez versé de larmes après ma rencontre avec le Conteur. Ce sale morveux...

Plus j'avance, plus les livres se font rare. Ils ne couvrent plus le mur maintenant, ils le parsèment seulement. J'aimerais bien sortir une page ou un livre pour le lire, mais je ne suis pas sûr d'y arriver et encore moins que le mur ne s'effondre pas. Soudain, du froid se glisse entre mes orteils. Je sursaute et laisse échapper un cri. Qu'est-ce que c'est que ça ? Je recule précipitamment. Hein ? De l'eau ? A Atlas ? Quelle drôle d'idée ! L'eau, malgré tout le respect que j'ai pour elle, reste l'ennemi des livres. Je m'accroupis devant le début du chemin d'eau et passe une main dedans.

C'est froid. Mais pas tant que ça. Cela fait longtemps que je ne me suis pas baigné. Pas depuis mon ancienne vie en tout cas. Je porte ma main à mes lèvres. Beurk, de l'eau salé. ... Attendez. J'ai dit salé ? Alors, ce doit être assez profond pour avoir atteint un endroit non-loin d'Abysse. j'hésite. Dois-je être content ou inquiet ? Bah, qu'importe après tout. Je me redresse, du haut de mon mètre soixante-quinze et je me lance dans le tunnel qui s'offre devant moi.

Le contact de l'eau n'est plus aussi dérangeant au bout d'un moment, je me surprends parfois à sauter un peu. Quel gamin. Heureusement que personne n'est là pour voir ça. Finalement, je tombe sur une sorte de croisement. Plusieurs routes s'offrent à moi. Laquelle choisir ? C'est tentant d'aller là où il n'y a pas trop d'eau, mais je vis à Atlas, je sais très bien que moins d'eau ne veut pas dire que je me rapproche d'Atlas. Oui, il faut se méfier, on se fait souvent avoi-...

Tu as les pieds mouillés, gamin.

Hein ? Je tourne mon visage à la vitesse de la lumière. Il y a quelqu'un d'autre. Je ne l'avais pas vu. Mince, cet endroit me fait me sentir bizarre. Normalement, je sens toujours quand quelqu'un est près de moi. Ça doit être l'excitation de la découverte. Ou bien l'eau. Peut-être qu'après tout ce temps, je suis devenu un peu comme les livres, je me ramollis avec l'eau. Re-mince si c'est bien le cas.

J'hoche donc de la tête à mon nouvel interlocuteur.

-Oui, ça arrive à des gens très bien.

Il est un peu plus vieux que moi j'ai l'impression.... Quoi ? Il m'a appelé gamin ? j'ai envie de protester mais effectivement, ça ferait assez gamin. Je lui montrerais bien assez tôt que je ne suis pas un gamin. Je suis un Savant Bibliophile mon cher. Un détail pourtant ne m'a pas échappé. Le geste de sa main vers sa ceinture. Il y a donc des armes dedans. Je ne peux m'empêcher de froncer des sourcils. J'ai une sainte horreur des armes. Hors de question qu'il vienne à Atlas armé. Seul les barbare utilise des armes, il y a les mots de nos jours. Encore plus près d'Atlas.

Mais bon, je ne vais pas en faire tout un fromage, d'ailleurs je n'aime pas le fromage, on ne sait jamais sur quoi on va tomber dehors, mieux vaut être prudent.
La lumière n'est pas très puissante. Je ne peux pas vraiment distinguer son visage. Mais quelque chose se dégage de lui. Quelque chose d'animal et cela ne me rassure pas. Peut-être est-ce à cause de cet éclat doré dans ses yeux. Oui, en partie je pense. Il ne semble pas pourtant vraiment méchant, pas pour le moment en tout cas. Mais je n'irais pas le chercher. Pourtant... Cette aura, ce regard...même si je ne distingue qu'à peine, j'ai assez envie de connaitre le personnage que j'ai en face moi. Comme ceux de Dreamland, il n'est pas quelqu'un qu'on rencontre souvent j'ai l'impression.
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MessageSujet: Re: Dans le terrier du lapin [ Cless ]   Lun 30 Avr - 1:59

Les mots couraient sur les murs comme sur une piste de course. C’était une drôle de tapisserie, pour les parois d’une grotte sous-marines… enfin, « sous-marines ». Qu’est-ce qui lui disait qu’il était encore sous l’eau, dans les profondeurs de l’océan? Bien sûr, il y avait ce fluide qui leur servaient encore de tapis, témoignage certain de la présence rapprochée d’Abyss, mais les feuilles qui étaient étampées contre la roche çà et là ne pouvaient certainement pas provenir de son village de prédilection, c’était insensé.

L’attention de Cless se redirigea vers le gamin lorsque celui-ci daigna ouvrir la bouche. Ses yeux dorés le jaugèrent à nouveau alors qu’un ricanement persifleur franchissait ses propres lèvres. Le jeune se moquait-il de lui, ou était-il sérieux? Son ton était difficile à analyser, et la noirceur omniprésente qui régnait dans l’antre de pierres et de feuilles empêchait Cless de vraiment détailler ses traits pour y découvrir une émotion, voire un trait de caractère.

À qui le dis-tu, prononça-t-il d’un ton narquois en levant les yeux au ciel, la commissure de ses lèvres légèrement relevée par un sourire crispé.

Être conciliant et agréable ne faisait pas réellement partie des premières qualités de Cless. Bien sûr, il n’avait encore rien contre le petit, mais il lui aurait paru fort inapproprié de se montrer accueillant avec lui, comme avec n’importe qui. Allez savoir! Il s’agissait peut-être d’un partisan de la Reine qui vivait dans la Forêt des Rouages. Le pirate fit quelques pas dans la direction du jeune adolescent, essayant de mieux voir son visage alors que les ombres et la lumière jouaient sur ses propres traits. Des yeux noirs sur une frimousse sérieuse. Il n’avait pas l’air bien méchant… ni menaçant. C’était peut-être un enfant égaré qui était accidentellement tombé dans ce tunnel humide. Il était cependant trop vieux selon Cless pour qu’il ne soit un partisan du Conteur. En voilà une bonne nouvelle.

Une distance d’un mètre et demi environ séparait les deux individus. Il se demanda ce qu’il était supposé faire maintenant… passer son chemin et ignorer le jeune? Retourner sur ses pas pour retrouver son territoire qu’il préférait de loin? Aborder le garçon pour en découvrir davantage?... « Sérieusement, pourquoi tu m’as mené ici? », demanda intérieurement Cless à la Mer, sans vraiment attendre une réponse de sa part. Elle ne lui répondrait pas de toute manière. Il n’était pas certain de ce qu’il devait découvrir ici, et il se doutait qu’il n’aurait pas d’autres indices avant un bon moment. Il soupira, toujours en fixant le garçon inconnu.

D’où tu sors?

Le ton de l’ordre. Pas une simple question, mais une intervention où il exigeait une réponse, claire. Si le gamin ne provenait pas d’Abyss – et c’était pour Cless une certitude – il devait forcément venir d’ailleurs. Or, cela signifiant donc que le tunnel avait une autre issue que celle qu’il avait lui-même trouvé dans les profondeurs de l’océan. Mais où ce tunnel pouvait-il bien mener? Était-il possible qu’il s’agisse d’un passage secret menant aux îles flottantes de Dreamland?
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MessageSujet: Re: Dans le terrier du lapin [ Cless ]   Lun 14 Mai - 18:46


À qui le dis-tu.

Se moque-t-il de moi? Je ne sais pas trop quoi penser de son ton, mais je crois bien qu'il se fiche un peu de moi. Il est probablement sur la défensive alors. Pourquoi? Il n'a pas vraiment à craindre de quelqu'un comme moi. Mais ça il ne le sais pas, c'est vrai que les apparences sont trompeuses à Dreamland. On voit de nombreuses choses qui ne sont pas ce qu'elles semblent être. Personne n'y échappe, ici tout le monde se cache plus ou moins. Même moi je le fais je dois l'avouer, mais je ne regarde jamais tout au fond de moi, ça me fait bien trop peur. Ma rencontre avec le Conteur m'avait fait un peu regarder mais ce que j'y ai vu se mélangeait avec la conscience du Conteur.
Je suis à peu près sur de ne pas être quelqu'un de méchant mais j'imagine que je peux me battre, voir même tuer sans trop de remord. Tout dépend s'il s'agit d'un ordre de Katter ou pas.

D’où tu sors?

Le ton me tire de mes rêveries. C'est un ordre, pas de doute là-dessus et je n'aime vraiment pas ça. Personne ne peu me donner d'ordre, Katter encore mis à part. Vais-je lui répondre? Je prend le temps de réfléchir, je ne me sens pas particulièrement pressé même si la simple présence du jeune homme me dit le contraire. Vu son accoutrement, il s'agit d'un Pirate, sans aucun doute, j'ai lu assez de livres sur eux pour les reconnaître. Je pourrais lui répondre, mais alors il saurait qu'il y a un passage entre Atlas et Abysse et je ne suis pas sur que ce soit une bonne chose. Bien que les Pirates et nous autres les Savants voulions à tout prix protéger le Coeur, si la Reine et le Conteur se déclareraient la guerre, je ne sais pas quel camps choisirons les Savant. Conteur? Pirates? Surtout pas la rein en tout cas. Mais si il s'agit du Conteur, les Pirates auront un accès chez nous. Et il ne le faut pas. Il va donc falloir que je lui mente, ce n'est pas un problème, Dans ce monde, tous le monde ment, sauf à Atlas, les livres sont les meilleurs compagnons possibles, des âmes dignes de confiance, pas comme ces sales gosses de Poupée.

-D'ici et là...

Lançais-je, agitant la main vers le tunnel d'où je suis sortis. J'aimerais en finir là mais je sens biens que ce n'est pas ce genre de réponse qu'attend le Pirate, et je n'ai aucune envie de le provoquer, les conséquence ne serait pas en ma faveur je pense. Si je devais me battre, il me faudrait plus d'espace. Vivre à Atlas à développé chez moi une technique particulière, essentiellement basé sur les sauts et 'esquive.
Je laisse quelques secondes planer, juste pour le plaisir de m'approcher un peu trop près du feu puis je continus, je ne suis pas aussi stupide.

-J'arrive d'Endless Enjoy

Je mens bien, malgré ce que peu en penser le Conteur. Je n'étais pas dans mon état normal à ce moment là. Avec les missions que m'a donné Katter et le nombre de chose que je sais sur lui et sur plein de choses, il est essentiel de savoir garder un secret, et donc de mentir. De plus, je ne suis pas bien haut, pas bien épais non plus et j'ai un regard doux, je suis un gentil, les gentils ne mentent pas. Dis comme cela, j'ai l'air d'un menteur vicieux, ce qui n'est pas le cas. Je suis foncièrement gentil mais certaines situations obligent à mettre quelques principes de côté. Et puis, je ne fais que mentir, ce n'est pas vraiment grave non?

-Et toi? Comment t'appelle-tu?

Je fais glisser ma main le long de la paroi, savourant le contact des livres que j'ai un instant renié. Je me sens un peu coupable mais ça passe assez vite. Puis, avec une certaine lenteur, je me retourne vers le Pirate. Il se tient un peu loin de moi. J'aimerais bien m'approcher pour pouvoir voir ses traits mais je crains un peu sa réaction. Il semble sauvage. Je ne sais pas trop comment agir avec les animaux sauvages, ça me perturbe assez. J'ai lu assez de livre sur les animaux et pour se faire accepter d'un animal sauvage demande beaucoup de temps. En a t'on? Je ne sais pas trop. On verra bien.
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